Mais qui est-ce?
“Anything” de Playitsnufking
En voilà un de Fanart…
Y’en a pleins d’autres mais j’ai trop peur de faire une révélations incongrue!
Yiiiiiiiiiihhhhhhiiiiiiii
Il est sortit! ça y’est! Je le tient entre mes doigts! Le magique Harry Potter!
A peine ai-je posé mes yeux sur la première page pendant ma pause déjeuner que je n’arrive plus à les décoller. En toute clandestinité en plus, ayant eu le livre en avance, planquée derrière le rideau du local de la librairie de à peu près un mètre carré, c’est encore plus délicieux…
Je sais qu’il faut que je savoure ce dernier tome page après page…
Et puis voilà… Je l’ai finit, le sourire au lèvre mais le coeur très serré… je veux une intraveineuse au Harry Potter! pas possible de continuer sinon, je ne peut pas me sevrer, je sens que je vais faire des crises ces prochains temps!
En tout cas bon Harry Potter et les relique de la morts à tout le monde:) et surtout pour les artistes continuez les jolis Fanart !
A ne pas manquer, les nouveaux Guettier
J’en parle un peu partout de ces livres, alors je vais décrire ici les raisons de mon engouement (après tout ce blog est fait pour ça…)
En quelques mots : c’est frais, c’est drôle, c’est simple mais les histoires sont traitées de façon originales, et quelque part c’est un peu touchant sans être nian-nian ou moralisateur… ça sent bon le légume et l’enquête qui se prend pas au sérieux…
Bref de la jeunesse vraiment sympa. (rassurez-vous, ça ne se finit pas en bain de sang de légumes ou en ragoût de lapin). (à aller lire discretos en librairie…
)
La grosse critique toute neuve
Graham Joyce, L’enfer du rêve
éditions Pocket, collection Terreur (grumpf…)
L’enfer du rêve est le premier roman de Graham Joyce. Et une chose est sûre, ce type a vraiment du talent.
Car pour un premier écrit, c’est vraiment du bon. Comme dirait un critique dont j’ai oublié le nom, “Graham Joyce écrit de ces livres que l’on attend toujours, inconsciement, sans jamais les trouver”.
Au-delà des simples clivages de genre qui opposent SF et littérature générale (“il n’y a que la SF, tous le reste n’est que littérature”, comme on dit), Graham Joyce écrit d’abord sur l’âme humaine et il le fait avec une telle justesse, mais aussi une telle virtuosité littéairaire (on ne s’ennui jamais) qu’il ne peut que toucher le lecteur.
Enfin bref, pour en passer plus précisement au livre en question, c’est un roman fantastique pur jus, c’est-à-dire qu’il est bel et bien ancré dans notre monde, mais qu’il s’y passe des chose extraordinaire et inexplicables. (en plus grande quantité d’ailleurs que dans Les limites de l’enchantement, ou En attendant l’orage).
Les quatres protagonistes sont des rêveurs lucides : étudiants, ils ont appris à contrôler leurs rêves, et même à se rencontrer en rêve. Petit à petit, poussés par une excitation de groupe, ils finiront par faire des choses de plus en plus folles dans leurs rêve, jusqu’à ce que les passions de chacun transforment le tout en cauchemard… et qu’on ne puisse plus faire la différence entre le monde onirique et le monde réel, que l’on reste coincé dans une incertitude permanente. (je n’en raconterais pas plus pour ne pas gâcher le plaisir…)
La première partie est très enlevée et nous plonge directement dans l’histoire, grâce aux yeux de Lee, sorte d’anti-héros à la personnalité plate et conventionelle au travers de laquelle on pourra observer les personnalités plus marquées et plus interessantes des trois autres personnages : Ella, Honora et Brad. On ne peut d’ailleurs pas dire que les hommes ont le plus beau rôle dans l’histoire, bien que Brad soit dôté d’une personnalité très interessante mais peu fréquentable.
Comme toujours avec Graham Joyce, l’intrigue ne tient pas à grand chose, d’ailleurs le livre n’est pas très long (250 pages), mais elle est très mystérieuse et on prend plaisir à suivre son déroulement, découvrant petit à petit, avec un suspense assez bien maîtrisé, le pourquoi du comment de la situation (même si la possibilité de contrôler ses rêves n’est pas expliquée). Malgré une dernière partie qui en fait un peu trop et qui est un peu longue à se dénouer (peut-être un ou deux chapitres de trop, dûs je pense au fait que c’était un premier roman), le roman est bien rythmé, la réfléxion qui tourne autour des phénomènes de groupes (sortes d’hallucinations collectives), et des relations humaines est, comme toujours, passionante et il est impossible de prédire la fin avant les deux dernières pages. Celle-ci est d’ailleurs très intéressante, et m’a fait me poser beaucoup de questions, dont je ne peux malheureusement pas parler sans dévoiler la fin de l’histoire.
Et le style porte l’histoire merveilleusement bien, toujours aussi dynamique, simple et beau, plus particulèrement dans les dialogues.
Bref, si je me suis pas montrée assez convainquante par des arguments raisonnés et argumentés, je m’en vais remédier à cela par une bonne technique de libraire acquise en stage :
” Ce livre ? En un mot : gé – nial ! Vraiment sublime ! J’ai adoré ! Achetez-moi cette merveille tout de suite, vous le regretterez pas !”
Et je rajoutte un bandeau fluo sur lequel est indiqué cette grande expréssion classique chez les libraires en mal d’inspiration : “ma grande claque de l’année 2007 !“
(même si tout cela est un peu téléphoné, n’est-ce-pas ?)
Petite citation en passant…
Je ne peux resister à l’envie de glisser cette petite citation grinçante tirée de L’enfer du rêve de Graham Joyce :
“— Apparemment, l’âge et l’alcool ne t’ont pas rendu plus aimable.
— Aimable ? Laisse tomber. Tu es venu pour discuter de mon évolution spirituelle ?
— Les gens comme toi n’évoluent pas, ils fermentent.”
Dernier coup de coeur BD !
Le singe qui aimait les fleurs, Krassinsky, Poisson Pilote
” L’amitié est un diamant si bien taillé qu’on ne peut le saisir par la force “
Ainsi commence cette BD très courte mais toute en finesse dans laquelle la solitude est abordée avec beaucoup de justesse, dans le ton et le trait.
Solitude choisie, subie, acceptée ou détestée, elle fait toujours partie de notre vie. On la fuit, on la cherche, elle nous rattrape toujours un peu, car même très entouré on peut se sentir seul, incompris.
C’est ce que vont vivre les singes de cette histoire. La loi du plus fort faisant rage, le héros est exclu à cause de sa trop grande sensibilité. Seul, il cherche desespérement de la compagnie. Il va rencontré un vieux singe qui, lui, ne désire qu’une seule chose : qu’on le laisse en paix, solitaire. Pour s’acheter son amitié, le jeune singe héros (je ne me souviens plus des prénoms, désolée) va aller jusqu’à voler pour lui une boisson aux pouvoirs bien étranges…
Mais on ne gagne pas si facilement l’amitié d’un vieux singe fatigué des autres singes.
C’est sensible, simple et cela n’en fait pas trop. Inutile en effet d’en rajouter… cette BD aide juste à mettre en abyme notre propre existence, à ce demander quelle type de solitude nous cherchons nous-même.